Soutien aux militants internationalistes arrêtés en Turquie !

Le 18 février, une délégation internationale composée de juristes, de journalistes et de militants des droits humains, était arrivée en Turquie afin de mener des visites de vérification dans les prisons dites « Pit-Type ». Le but de leur visite est de recueillir des informations sur les prisons d’isolement de type S, R et Y. Ces établissements sont utilisés pour infliger les détenus dans des conditions d’isolement inhumaines, en particulier les prisonniers politiques.

Le 19 février, l’ensemble des membres de la délégation a été arrêté par la police turque.

Il s’agit de Jean Pascal Graziani, rédacteur de la revue Supernova (France), Alejandra Matamoros, avocate (Espagne), Fernando García, membre du Comité central du Parti communiste des peuples d’Espagne (PCPE), Andrea Lucidi, journaliste de Visione TV (Italie), Tatyana Desyatova, coordinatrice de l’Interbrigade du Comité régional de Moscou du Parti communiste russe (Russie) et Nick Krekelbergh, docteur en sciences de bio-ingénierie et représentant de Zannekinbond (Belgique).

Les prisons « Pit-Type » (Puits) sont des établissements où les prisonniers sont privés de la lumière du jour et de tout contact humain, ce qui constitue une violation flagrante de leurs droits reconnus par le droit international.

Le gouvernement turc déploie toute une stratégie de répression, tant à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, afin d’empêcher que toute information sur les conditions de détention dans ces prisons soit rendue publique.

Les organisations révolutionnaires turques et de défense des droits humains alertent et dénoncent depuis longtemps de plusieurs décès consécutifs aux grèves de la faim menées par les prisonniers qui protestent contre les actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants.

Quatre des six membres de la délégation ont été conduits à l’aéroport d’Istanbul dans la nuit pour être expulsés du pays. Ils n’ont pas eu la possibilité de récupérer leurs affaires. Les téléphones saisis ne leur ont pas été restitués. Ni les avocats ni les employés des ambassades n’ont été autorisés à les voir. Aucune accusation n’a été portée contre eux.

Seulement, Jean Pascal Graziani et Fernando García ont refusé de signer leur acte d’expulsion de Turquie. Depuis, aucune information officielle n’a été communiquée sur leur situation. Personne ne sait où ils se trouvent ni dans quelles conditions ils sont retenus. Cette absence totale de nouvelles suscite une vive inquiétude quant à leur sécurité et à leur intégrité.

L’URC exige du gouvernement français qu’il intervienne auprès du gouvernement turc afin d’obtenir la libération immédiate de Jean Pascal Graziani et de Fernando García.

Retour en haut