Article issu de En Avant n°3, Bulletin de l’URC Paris-IDF
Le gouvernement le plus minoritaire et illégitime de la 5e République, avec le soutien du Parti Socialiste et de la droite, impose au pays un budget austéritaire qui saigne les services publics, disloque la protection sociale et dégrade les conditions de vie et de travail.
Ce budget est à l’image de l’Etat, du Parlement et du gouvernement : aux mains des capitalistes qui exploitent les travailleurs et les travailleuses, profitent et instiguent la spéculation, pillent, en parasite les fonds publics.
Le contrôle et la protection des intérêts capitalistes expliquent les « arbitrages » budgétaires : l’effort de guerre, l’injustice fiscale, les aides publiques aux entreprises, les attaques contre les chômeurs et précaires, l’élévation du niveau de répression avec notamment la criminalisation de l’action syndicale et de l’antisionisme.
Le patronat, son Etat et la petite caste au pouvoir veut faire payer leur politique pro-capitaliste par les travailleurs et les travailleuses : tout est fait pour maintenir « quoi qu’il en coûte » l’assistanat massif des grandes entreprises par l’argent public – 270 milliards d’euros (le tiers du budget de l’Etat) est ponctionné chaque année au bénéfice exclusif des actionnaires et des grandes fortunes.
Ce budget et surtout cette politique et son application doivent être combattus pied à pied.
Rappelons deux vérités qui font aussi écho aux manifestations des 10 et 18 septembre pour #ToutBloquer : les mauvais coups imposés par le vote parlementaire, le 49.3 ou les ordonnances peuvent être détricotés et abrogés par l’action collective, à l’image d’ailleurs des manifestations monstres en Bulgarie en décembre 2025 et qui ont fait tomber un projet de budget austéritaire.
« 1 million de grévistes peuvent davantage que 12 millions d’électeurs » : ancrons cette idée partout, pour organiser la riposte, redonner confiance et élever le rapport de force.
La « responsabilité » de tout un chacun est de poursuivre la lutte contre l’austérité, la marche à la guerre et la dégradation de nos conditions de vie et de travail. Notre Peuple a la force et les ressources morales nécessaires pour fédérer les multiples colères ; sans les travailleurs, rien ne tourne, rien n’est produit ou transformé ou transporté ou vendu.
Prenons conscience de cette immense force dont nous disposons collectivement : celle d’arrêter, par la grève, les machines et « bloquer » le pays.
Aucune fatalité : la lutte des classes peut et doit ainsi ignorer les calendriers parlementaires, patronaux et gouvernementaux. La bataille pour l’augmentation générale des salaires, l’interdiction des licenciements, le reflux du militarisme, la nationalisation sous contrôle ouvrier, est nécessaire.
Ne nous faisons pas d’illusions, un « meilleur » budget est impossible dans ce système capitaliste parce que l’objectif des capitalistes – peu importe la couleur politique de leurs représentants – est de servir, avant la réponse aux besoins de la population, ses intérêts particuliers.
Un budget qui prendrait réellement en compte l’intégralité des besoins réels de la population ne pourrait exister sans une rupture fondamentale avec le capitalisme et l’éclosion d’un monde nouveau.
Ce système, c’est le socialisme et le communisme, la démocratie totale et intégrale, le pouvoir dans les lieux de travail, le contrôle sur nos propres vies, l’harmonie avec notre environnement, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et l’arrêt de la captation des richesses, de la dictature patronale, de la spoliation et de la spéculation.


