L’IMPÉRIALISME DECLARE LA GUERRE AUX ÉTUDIANT·ES
Appel à mobilisation de la Fédération Syndicale Étudiante (FSE) d’Ile-de-France et de l’URC Paris-IDF
Un·e étudiant·e sur trois saute régulièrement des repas faute de moyens. Les loyers explosent, les bourses stagnent, et le budget par étudiant baisse d’année en année. En 2026, les universités manquent de plusieurs milliards d’euros pour fonctionner correctement. Le CROUS est sous-financé, les résidences étudiantes sont délabrées, la qualité des restaurants se dégrade d’année en année. Ce sont 80% des universités françaises qui sont en déficit en ce début 2026.
Mais si les budgets baissent, ce n’est pas parce que l’Etat est contraint et n’a plus les moyens nécessaires, c’est parce que le gouvernement de Macron fait un choix : celui de la guerre.
La loi de programmation militaire prévoit 413 milliards d’euros sur six ans. En deux mandats, le budget des armées a quasiment doublé. Pour la première fois, les dépenses militaires dépassent celles de l’Éducation nationale.
Que l’économie de guerre et les politiques fascisantes du gouvernement coïncident est évident pour les victimes principales de ces économies : les étudiant·es étranger·es. Le budget 2026 suspendra les APL à tous les étudiant·es extra-européen·nes à partir de juillet, énième volet d’une campagne raciste visant à empêcher aux étudiant·es hors-UE, plus précaires et souvent subissant le chantage du permis de séjour, le droit d’étudier en France.
Un cap est franchi : après la loi Bienvenue en France de 2019, qui préconisait la « préférence nationale » à l’université par des frais d’inscription différenciés et la loi Darmanin de 2024, le réarmement est l’occasion parfaite pour la bourgeoisie de chasser les étranger·es des universités.
On voudrait nous faire croire que tout cela est nécessaire pour « protéger la paix ». Mais les faits sont là : plus les budgets militaires augmentent, plus les guerres se multiplient : en Ukraine, en Palestine, au Venezuela au Soudan, au Congo, et ailleurs. Le budget militaire de l’OTAN est dix fois supérieur à celui de la Russie, six fois à celui de la Chine. Pourtant, les médias et la bourgeoisie défendent sans cesse que ce sont ces pays qui menacent la paix mondiale, et non pas les impérialistes occidentaux.
Cette marche à la guerre ne profite qu’aux vendeurs d’armes, aux grandes fortunes, à ceux qui ont intérêt à ce qu’on investisse dans l’armée plutôt que dans la santé, l’éducation, le logement. Un choix qui sacrifie les conditions de vie ici, tout en imposant des conflits ailleurs. Alors que la jeunesse d’ici subit l’austérité, les impérialistes causent la guerre et la misère partout sur Terre.
Pour eux c’est simple : pas d’argent pour l’université, mais des milliards pour l’armée !
Cette logique ne s’arrête pas aux budgets : elle s’infiltre aussi dans nos universités. Présence renforcée de l’armée et des industriels de l’armement sur les campus, campagnes de recrutement ciblant les jeunes, banalisation du discours guerrier, remise en place d’une forme de service militaire. La logique est claire, il s’agit de mettre la jeunesse au pas.
Le cycle de conférences « Révolutions et changements en cours dans les affaires militaires » organisé par l’Université Paris 1 en est la démonstration. Cette université, qui en plus de faire payer des frais d’inscription aux étudiant.es étranger.es de plusieurs milliers d’euros, a décidé d’imposer à ses étudiants les dangereux délires bellicistes des hauts militaires français. En même temps que la France se réarme, certains parmi les responsables de l’escalade militaire globale voudraient endoctriner les étudiants sur la supposée urgence de s’armer face aux « nouvelles menaces » auxquelles la France ferait face.
- Nous refusons cette logique mortifère. Nous refusons la militarisation de la jeunesse et dans les universités.
- Nous refusons l’austérité pour les étudiant·es et l’économie de guerre pour les intérêts impérialistes.
- répétons encore une fois que le seul danger pour le monde est l’Occident impérialiste et son agenda guerrier !
Rassemblons-nous les 9 et le 16 mars contre la venue de responsables militaires à la Sorbonne !


