Aucune tolérance pour les racistes, solidarité totale avec Bally Bagayoko !

L’Union pour la Reconstruction Communiste dénonce avec la plus grande fermeté les attaques racistes et abjectes visant Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis élu démocratiquement par le peuple. Nous lui apportons notre soutien total, inconditionnel et militant.

Ces propos racistes à son encontre ne relèvent ni de l’erreur individuelle ni du simple dérapage. Ils sont le produit direct de l’idéologie bourgeoise en crise qui, incapable de répondre aux contradictions profondes du capitalisme, recycle les pires poisons du racisme pour diviser le prolétariat. L’URC rappelle que le racisme est une arme politique ! Une arme forgée et entretenue par la classe dominante pour briser l’unité des travailleurs, détourner leur colère et préserver l’ordre capitaliste.

Aujourd’hui, en attaquant Bally Bagayoko, c’est un symbole que la bourgeoisie et ses relais réactionnaires cherchent à abattre, celui d’un représentant issu des classes populaires, d’un homme dont l’existence même contredit leur vision raciale et hiérarchisée de la société. Qui plus est : Bally Bagayoko est un enfant de l’immigration africaine. S’en prendre à lui est l’expression d’un refoulé colonialiste, à l’heure où l’impérialisme français est en train d’être, enfin, chassée d’Afrique.

Leur objectif est clair : discréditer, terroriser celui ou celle qui envisagerait de s’opposer politiquement au projet capitaliste de la droite et son extrême. Mais aussi envoyer un message à tous les travailleurs issus de l’immigration et des quartiers populaires : « Restez à votre place ou subissez la violence raciste ».

L’URC affirme au contraire que la classe ouvrière est une et indivisible. Qu’elle soit née ici ou ailleurs, quelle que soit sa couleur ou quelle que soit sa religion, elle subit la même exploitation, les mêmes logiques de domination, la même précarisation organisée par la bourgeoisie. Le racisme n’est pas une dérive, il est un outil, une arme structurelle du capital pour maintenir cette exploitation en place.

La lutte contre le racisme et le néocolonialisme est indissociable de la lutte contre le capitalisme. Combattre le racisme sans combattre le système qui le produit, c’est condamner les travailleurs à des défaites répétées. C’est pourquoi nous refusons les postures morales creuses et les condamnations de façade et nous appelons à l’organisation, à la lutte ainsi qu’à la construction d’un véritable rapport de force à la hauteur des attaques que notre classe subie !

Face à la montée des idées réactionnaires et de l’extrême-droite, face à la banalisation des discours racistes dans les médias et les institutions, il est de la responsabilité des organisations révolutionnaires, des syndicats de classe, des collectifs populaires et de l’ensemble du camp des travailleurs de répondre par une forte mobilisation.

Pour l’unité du prolétariat. Pour la dignité des peuples.
Pour la lutte révolutionnaire contre le capitalisme.

Retour en haut