Liban : L’impérialisme et le sionisme reculent

L’URC salue la victoire d’étape de la résistance libanaise face à l’agression sioniste et salue l’effondrement du narratif réactionnaire de la “défaite”. Dès le début de la guerre, les ennemis de la résistance ont tenté d’imposer une lecture mensongère : la résistance serait brisée, sa base populaire épuisée, sa capacité d’initiative détruite. Cette campagne politique et médiatique visait à produire une défaite psychologique avant même l’issue de la bataille. Les faits ont balayé cette propagande, quelles que soient les provocations sionistes terroristes qui suivront le cessez-le-feu. Le terrain a démontré la capacité de la résistance à se réorganiser, à poursuivre le combat, à imposer un coût durable à l’ennemi sioniste et à modifier les pronostics de tous les acteurs. Israël a dû revoir ses plans, ses alliés ont perdu leurs certitudes, les masses populaires ont vu se confirmer la place centrale de la résistance dans la défense du Liban. Ce renversement possède une portée stratégique majeure.

L’agression contre le Liban constitue un épisode d’un projet plus large dirigé par l’impérialisme américain afin d’imposer sa domination sur la région, liquider la cause palestinienne, soumettre les peuples du Moyen-Orient arabe et contrôler les passages stratégiques, les richesses et les marchés.

L’entité sioniste remplit une fonction coloniale claire dans ce dispositif. Son existence est liée  la défense des intérêts occidentaux, à l’écrasement de toute force de résistance et à l’empêchement de toute indépendance politique ou économique des peuples de la région. Ainsi, ce qui se déroule au Liban, à Gaza, au Yémen et en Iran relève d’un seul affrontement entre un projet de domination impérialiste et des peuples qui résistent à l’occupation et à la dépendance.

Les forces réactionnaires tentent de présenter l’accord comme le fruit d’une initiative américaine ou d’une décision sioniste autonome. Les faits montrent une autre réalité. Israël  subit une pression militaire continue sur le front libanais, une crise sécuritaire interne, des charges économiques croissantes, une dégradation de son image internationale en raison de ses crimes à Gaza, ainsi qu’un échec à atteindre ses objectifs de guerre. La négociation s’est imposée sous la contrainte. La fermeté populaire et militaire a transformé la poursuite de la guerre en fardeau grandissant pour l’ennemi. Tout discours de la bourgeoisie libanaise sioniste appelant à la capitulation sous prétexte d’absence d’alternative s’effondre devant cette réalité. Cette issue confirme une leçon bien connue des guerres de libération nationale:  lorsqu’une puissance occupante échoue à briser la volonté de la résistance, son recul politique et stratégique commence. L’évolution du front régional a confirmé et renforcé cette dynamique. L’échec des plans américano-sionistes contre l’Iran a modifié le cadre général de la confrontation. Téhéran a conservé sa cohésion interne, maintenu ses capacités d’action et démontré qu’aucune issue politique ne pouvait être imposée sans prendre en compte le nouveau rapport de force créé par la guerre. Face à l’usure du conflit et à l’incapacité d’obtenir une victoire stratégique, Washington a cherché une porte de sortie. Dans ce contexte, la question du Liban est devenue centrale. Le cessez-le-feu sur le front libanais a été posé comme première condition à toute ouverture de négociations avec les États-Unis en difficulté. Cette séquence montre que la résistance libanaise a arraché la victoire sur le terrain, tandis que la fermeté iranienne a transformé cette victoire militaire en fait politique régional imposant le recul de l’adversaire.

La région entre ainsi dans une nouvelle phase où la capacité de Washington et de Tel-Aviv à dicter unilatéralement leurs conditions recule. L’agression contre le Liban est organiquement liée à la guerre en cours contre la Palestine. L’objectif central du projet impérialiste consiste à consolider l’hégémonie de l’entité sioniste et à écraser le peuple palestinien ainsi que sa résistance. Les événements récents ont confirmé que la résistance palestinienne continue de combattre malgré le génocide, la famine et la destruction. Ils ont également confirmé que les forces de résistance au Liban, au Yémen et en Iran constituent les composantes d’un même front de confrontation. Défendre le Sud-Liban rejoint directement la défense de Gaza, de la Palestine et du droit du peuple palestinien à la libération et au retour.

Les communistes et toutes les forces progressistes ont aujourd’hui pour devoir de défendre clairement la résistance au Liban , en Iran et en Palestine, de dénoncer le rôle impérialiste américain et européen, de refuser la criminalisation des mouvements de libération nationale, de soutenir les luttes des peuples contre le sionisme et le colonialisme, d’organiser la classe ouvrière et la jeunesse en France contre la politique impérialiste de leur propre État, et d’œuvrer à la défaite du projet sioniste-impérialiste dans la région.

Le cessez-le-feu est le résultat de la résistance, des sacrifices des combattants, de l’échec de l’agression à atteindre ses objectifs et des transformations en cours dans les rapports de force internationaux et régionaux. Cette guerre a confirmé que les peuples organisés et les forces de résistance sont capables de briser la volonté de l’agresseur, et que la domination impérialiste se heurte à ses propres limites historiques.

Gloire à la résistance ! Liberté pour les peuples de la région ! À bas l’impérialisme et le sionisme !

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