Pas de cessez-le-feu contre le macronisme et le capitalisme destructeur !

Le Var, les Landes et la Gironde brûlent. Après l’incendie inédit de Fontainebleau, l’incendie monstrueux de Gironde bat déjà tous les records.

Lundi 27 juillet, au 6ème jour de cet incendie qui a déjà brûlé des centaines d’habitations, ravagé une surface jamais vue en France de 42 000 hectares et conduit à évacuer le chiffre jamais atteint de 220 000 personnes, Macron et Laurent Nunez son ministre de l’Intérieur ont décidé de pointer leur nez pour faire une opération communication (avec retard).

« On lâche rien » a-t-il lancé…. Mais qui peut oublier que ce pouvoir faisait gazer et matraquer les soldats du feu, lors de leur grande manifestation d’octobre 2019, parce qu’ils réclamaient les moyens humains et matériels permettant d’assurer leur mission !

Qui peut oublier qu’après les gigantesques incendies dans la forêt des Landes en 2022,  Macron avait promis-juré-craché des moyens supplémentaires (notamment le remplacement des 12 Canadairs vieillissants de la flotte française « d’ici la fin du quinquennat »)…. jusqu’à ce que son Premier ministre Attal décide d’annuler en 2024, en catimini, l’achat de deux Canadairs ! au point qu’aujourd’hui en 2026, comme l’a dénoncé récemment un commandant de bord Canadair, seuls 5 sont réellement disponibles !

Ces promesses de « moyens supplémentaires » se sont évaporées, en réalité, dans la fièvre guerrière qui frappe nos décideurs depuis que le pompier pyromane Trump leur a intimé l’ordre de consacrer 5% de notre PIB à l’armement…. Et nos fiers-à-bras aux âmes de valet de s’exécuter comme des toutous pour acheter des avions de combat 50 fois moins utiles et 50 fois plus chers ! Début juillet encore, ils viennent de faire voter une nouvelle hausse de 36 milliards pour le budget de la guerre !

Pas de cessez-le-feu contre le macronisme
 et le capitalisme destructeur !

Sans compter que les mêmes, après avoir transféré la gestion des SDIS (Services d’incendie et de secours) aux départements sans leur ajuster les moyens (comme pour le RSA) s’acharnent depuis Sarkozy à leur fermer les sources de financements propres à chaque réforme de la fiscalité locale.

Photo : SDIS43

On ne combat pas un incendie de forêt avec des discours, mais avec des moyens matériels, mais aussi humains : cela passe d’abord par la titularisation de tous les pompiers volontaires, afin qu’ils et elles bénéficient exactement des mêmes droits que les fonctionnaires. Il faut en finir avec le « volontarisme », sous prétexte qu’il n’y a pas assez de travail partout toute l’année ! Nous exigeons également un droit à la retraite anticipée et la pleine reconnaissance des maladies professionnelles liées à ce métier : inhalation de fumées toxiques, cancers, chocs psychologiques et stress post-traumatique, avec une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Quand il y a 14 feux en même temps sur le territoire national, scénario actuel appelé à se répéter de plus en plus souvent, ce manque de moyens fait des morts, des déplacés, des vies brisées et des dégâts matériels considérables.

Il faudrait rendre obligatoire le chiffrage des dégâts humains prévisibles dans l’élaboration des budgets publics. Imaginez des budgets où en face des « économies financières réalisées » on aurait une colonne « dégâts humains prévisibles »….

Des budgets qui nous diraient : un milliard d’économie dans les hôpitaux, c’est tant de morts évitables qui ne seront pas évités, êtes-vous d’accord ? ; l’économie du prix de deux Canadairs, c’est tant de milliers d’hectares de forêts (qui limitent le réchauffement climatique) partis en fumée, êtes-vous d’accord ?

L’URC mène un combat permanent contre tous les crimes du capitalisme.

Une forte mobilisation populaire s’impose, non seulement pour que la justice soit saisie, mais pour que les prédateurs-pyromanes prennent conscience que nous n’allons pas laisser l’humanité « partir en fumée », en Gironde comme au Proche et Moyen-Orient, au nom de la loi du profit.

Les causes structurelles de ce que nous vivons sont claires en effet : le système capitaliste vit par la recherche du profit et la bourgeoisie ne recule devant rien pour s’accaparer toujours plus de richesse.

« Quand ta case brûle, rien ne sert de battre le tam-tam » dit un célèbre proverbe africain. Pourtant, les chaînes d’infos en continu s’évertuent à blablater pendant des heures en ressassant les mêmes banalités, versant dans le sensationnalisme et l’émotionnel qui ne cherche jamais les causes des problèmes. Elles ressassent un discours abstrait d’union nationale contre un mal décrit de manière idéaliste comme imprévisible et incontrôlable. Pourtant, les responsables de ce désastre ont un nom :  ce sont bien eux qui font reposer les efforts et les risques sur des volontaires surexploités.

Il faut inverser au plus vite le sens de cette crise généralisée du capitalisme qui détruit nos vies et notre écosystème: elle doit avoir pour conséquence non pas de faire partir nos forêts en fumée, mais d’alimenter le feu de la révolte face à un système agonisant qui détruit toutes les formes de vie.

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