Les lycéens des banlieues populaires ont raison de se révolter ! À bas la répression qui s’abat sur elles et eux !

C’est comme une traînée de poudre que depuis une semaine la mobilisation lycéenne s’élargit et prend de l’ampleur dans de nombreux lycées de région parisienne, en particulier dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis.

Les revendications des lycéens sont plus que légitimes : emplois du temps et classes surchargés, manque de personnel, professeurs non remplacés, vétusté des locaux, sélection sociale accrue, mesures autoritaires et répressives absurdes… Le vase déborde après une nouvelle rentrée chaotique, alors que le gouvernement consacre des milliards à l’armement et que la France est championne d’Europe du versement de dividendes aux actionnaires.

Mais la particularité et le caractère inédit du mouvement est qu’il est animé par les enfants du prolétariat des banlieues populaires.

Ainsi, aux revendications matérielles s’ajoute un sentiment bien réel de déconsidération, de relégation sociale et d’injustice organisé par l’État. La répression qui s’abat sur ces lycéens est bien l’expression, d’une part, d’un État bourgeois et raciste qui nie l’agentivité des enfants du prolétariat – qui plus est, pour une grande part, issus de l’immigration – et, d’autre part, de la peur des classes dominantes de voir un tel mouvement se généraliser. Cette répression est une preuve supplémentaire de l’odieux traitement différencié que subissent les banlieues populaires.

La réaction des personnels d’éducation qui sont venus s’interposer et soutenir les élèves face à la police déchaînée et violente, est exemplaire et doit être saluée.

Les lycéens des banlieues populaires représentent une force qu’aucune répression ne pourra taire. Le mouvement ouvrier doit pouvoir organiser la jonction pour créer les conditions d’un mouvement d’ensemble permettant une remise en cause d’un système basé sur l’exploitation et les dominations que ces lycéens subissent au quotidien.

À bas la répression ! Soutien aux mouvements en cours ! Les lycéens ont raison de se révolter !

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