Le pouvoir envoie la répression !
Solidarité ! On a toujours raison de se révolter !
Alors que les jeunes demandent des moyens supplémentaires pour l’école, pour étudier dans des conditions correctes, pour avoir des emplois de qualité plus tard, la seule réponse du gouvernement est d’envoyer la police à la fois pour provoquer et réprimer. Il y a aujourd’hui plus de jeunes interpellés que de lycées en action : c’est du jamais vu !
Les établissements scolaires sont parfois dans des états indignes, par ailleurs invivables sous les canicules à répétition, il manque des enseignants et les différentes réformes du Bac et d’orientation ont durci considérablement les conditions d’études des lycéens. Leur cri de révolte est un cri face à la violence qu’on leur fait subir.
Si les macronistes pensent faire taire la colère par la violence, cela veut dire qu’ils n’ont rien retenu de l’histoire. Quels que soient les attentismes de certains qui en sont encore à agiter le chiffon du dialogue social au lieu de mener le combat auprès de la jeunesse, celle-ci prend ses responsabilités. Il manque encore au monde du travail une date de convergence des luttes de la jeunesse et des travailleurs et travailleuses et de ce point de vue les 16 et 17 octobre peuvent être un grand moment de rendez-vous.
La violence immédiate de la répression fait écho à la volonté de mater la jeunesse en voulant la faire marcher au pas militaire (tentative d’imposer l’uniforme, SNU, retour du service militaire, JDC transformée en « journée de mobilisation », mise en place de cérémonies dans les établissements scolaires autour du 11 novembre, etc).
C’est la militarisation de la société pour servir un projet de guerre qui explique pourquoi on ne donne aucun moyen à la jeunesse de se former et de s’émanciper mais qu’on la prépare à être de la chair à canon.
A l’heure où l’essence frise les 3 euros le litre, où SODEXO et d’autres annoncent des milliers de suppressions d’emplois, où le patronat bloque toute avancée salariale, où les services publics sont en état de mort clinique, à l’heure aussi où 450 milliards sont prévus pour l’économie de guerre, plus que jamais l’heure est au tous ensemble pour l’emploi, le pouvoir d’achat, le service public et l’abrogation des lois liberticides !


