Contre la répression, mobilisons-nous pour bâtir un véritable avenir pour la jeunesse

URC Nord

La marmite des injustices et des inégalités a fini par exploser : trop d’élèves par classe, locaux vétustes et inadaptés, absence de professeurs dès ce début d’année, emplois du temps à trou, avenir incertain sous le couperet de Parcoursup.

Quand on sait que dans certains établissements, des élèves préparant le bac ont pu passer la moitié de l’année sans prof dans une discipline. Globalement environ 10% du temps d’enseignement n’est pas assuré dans les collèges et lycées ; en réseau Éducation Prioritaire, le taux monte à 11 % contre 8% ailleurs. Il y a donc une discrimination de classe dans le traitement des absences.
En lycée professionnel, la situation des absences non remplacées présente des spécificités marquantes en raison de la structure des enseignements : les filières industrielles, du bâtiment ou du numérique connaissent des tensions encore plus fortes que pour l’enseignement général à cause des écarts de rémunération avec le secteur privé qui fait qu’on ne trouve de moins en moins de profs.

Mais plutôt que de remédier à cette situation en augmentant les salaires pour embaucher, le gouvernement préfère investir 64 milliards dans le budget de la guerre pour 2027. L’austérité ne touche pas tout le monde.

Quel avenir dans cette société ?

La mobilisation de la jeunesse pose la question de son avenir dans cette société capitaliste. Désindustrialisation, délocalisation, pauvreté, précarité, guerre, voilà le programme de la bourgeoisie pour la jeunesse !

Les lycéens ne sont pas aveugles : ils voient bien leurs parents qui s’usent au travail – quand ils en ont un. Ils voient bien aussi que le général Mandon, chef d’état-major des armées a osé dire « Il faut accepter de perdre nos enfants » et que dans la foulée la militarisation des esprits bat son plein : la JDC « journée de défense et de citoyenneté » s’appellera désormais officiellement « Journée de mobilisation ».

Nous vivons dans un pays qui choisit délibérément de ne pas investir dans son avenir.

Les plus grandes entreprises (celles cotées en Bourse, dites du « CAC 40 ») ont atteint un record historique en 2025 avec 107 milliards d’euros versés aux actionnaires, franchissant pour la première fois la barre des 100 milliards d’euros. Une minorité s’enrichit ainsi considérablement, tandis que la masse s’appauvrit. Il faut que ça cesse !

De l’argent pour les classes populaires, pas pour les actionnaires, pas pour les militaires ! De l’argent pour la jeunesse, pas pour la guerre !

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