Lycéens et enseignants, vous avez raison ! Nous vous soutenons !

Communiqué de l’ANC section URC Midi du 6 avril 2026

L’ANC section URC Midi salue les luttes actuelles au sein de l’éducation, ainsi que tous les professionnels, enseignants, AED, AESH et la jeunesse qui se sont massivement mobilisés pour défendre leurs conditions d’emploi, d’études et le service public.

Dans les conditions actuelles d’une crise capitaliste aux effets violents sur tous les secteurs de la société, où les budgets et toute l’économie sont réorientés vers la guerre pour la défense des intérêts impérialistes, ces luttes ouvrent un chemin de bataille pour faire figurer au premier plan les intérêts populaires.

Cette lutte est un exemple inspirant d’un processus de mobilisation locale, né ici à Marseille, qui a su trouver les moyens de s’élargir.

Professionnellement : en s’adressant non pas à seulement certaines catégories professionnelles, mais en englobant petit à petit l’ensemble de la profession éducative, partant des lycées et gagnant maintenant collèges et écoles.

Socialement : en intégrant dès le début la jeunesse comme un élément fondamental et complémentaire de la lutte, dans la coordination et dans le respect mutuel de l’autonomie d’organisation.

Géographiquement : par l’élargissement depuis Marseille jusqu’à la journée de grève nationale du 31.

Politiquement : en faisant le lien entre les attaques contre l’éducation publique et la militarisation accrue, tant du point de vue des budgets que des volontés de remplacer éducation par endoctrinement de la jeunesse.

Ces éléments nous offrent une dynamique encourageante et montrent que la voie de la lutte est possible, que la volonté réactionnaire du capital peut être confrontée.

La répression ayant ciblé en particulier des lycéens de Victor Hugo, lycée populaire et bastion des luttes des personnels, n’a pas arrêté le développement de la lutte et a raté son objectif d’intimidation tant des travailleurs que des élèves.

Par racisme, par haine des quartiers populaires, le pouvoir a réprimé plus durement dans ce lycée qu’ailleurs. Ce dont ils ont peur : que le mouvement lycéen, essentiellement organisé dans le centre ville, fasse la jonction avec le nord plus populaire, où vivent et étudient beaucoup d’élèves issus de l’immigration. Car ce lycée a su dans son histoire être le point de départ de nombreuses luttes et de victoires nationales, comme celle qui a arraché pour les AED la possibilité de titularisation.

L’éducation contre la guerre, une lutte exemplaire !

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