L’Union pour la Reconstruction Communiste de France condamne avec la plus grande fermeté les
nouvelles sanctions imposées par Washington contre Cuba, visant notamment les dirigeants cubains, l’Institut Cubain d’Amitié avec les Peuples (ICAP), l’agence de tourisme cubaine AMISTUR ainsi que les Comités de Défense de la Révolution (CDR).
Cette nouvelle escalade constitue une attaque directe non seulement contre la souveraineté de Cuba, mais également contre tous celles et ceux qui, partout dans le monde, expriment leur solidarité avec le peuple cubain face au blocus criminel imposé par les États-Unis depuis plus de six décennies.
En ciblant l’ICAP, organisme chargé des relations de solidarité entre Cuba et les peuples du monde, Washington cherche clairement à criminaliser la solidarité. Cette décision se produit après la forte mobilisation internationale qui s’est déroulée en mars dernier, lorsque des dizaines de militants venus de nombreux pays ont voyagé à Cuba pour exprimer leur soutien et acheminer plusieurs tonnes d’aide humanitaire destinées à une population durement frappée par le blocus.
Depuis des années, l’impérialisme états-unien tente d’asphyxier économiquement Cuba afin de provoquer des pénuries et le mécontentement de la population.
Cette stratégie criminelle vise à créer les conditions d’un soulèvement afin de prétexter ensuite l’invasion militaire pour en finir avec la Révolution cubaine.
Le blocus états-unien empêche l’arrivée de carburant, l’envoi de médicaments, d’équipements médicaux, de pièces détachées, de matières premières et de nombreux produits indispensables à la vie quotidienne. Alors que de nombreux gouvernements, organisations internationales, associations de solidarité multiplient les initiatives pour soutenir le peuple cubain, Washington renforce les sanctions extraterritoriales pour entraver le transport, le financement et la livraison de produits de première nécessité. En ce moment même, les États-Unis empêchent l’arrivée sur l’île de milliers de tonnes d’aide humanitaire envoyées par l’ONU.
Ce siège énergétique et économique constitue non seulement une violation flagrante du droit international, mais un génocide contre Cuba. L’Union européenne, qui prétend être la garante du droit international et donne quotidiennement des leçons sur la démocratie et les droits humains, reste silencieuse donc complice.
Face à ce nouveau tour de vis impérialiste, l’URC nous réaffirmons notre entière solidarité indéfectible avec le peuple cubain, avec ses dirigeants et sa Révolution socialiste dans son combat pour la souveraineté, la dignité et la justice sociale et avec toutes celles et ceux qui refusent de céder au chantage.


