L’irruption de de la jeunesse nous rappelle à tous qu’on peut bousculer un pouvoir qui méprise et brutalise. Il n’y a pas de fatalité, et la répression policière d’une violence inouïe ne doit pas masquer l’essentiel : le ralliement en cours des salariés, ceux de l’Éducation nationale bien sûr mais aussi plus largement.
Les revendications de la jeunesse sont d’une grande lucidité : réclamant des conditions de travail dignes, le recrutement d’enseignants, l’arrêt de la casse du service public et au contraire l’exigence de son renforcement ! Ils combattent aussi la militarisation de la jeunesse voulue par Macron : elle doit marcher au pas où on la brise par la violence !
Au fond, ce que clame la jeunesse dans ce mouvement, ce sont les intérêts de tous les travailleurs et de leurs familles : « le pain, la paix et à la liberté » comme le disait nos anciens en 1936. Quant à ce que défendent les policiers envoyés par Macron, ce sont les intérêts de la classe dominante : la misère, la guerre et la destruction de nos droits démocratiques arrachés par la lutte.
Ce sont de véritables opérations terroristes qui sont menées aujourd’hui par la police contre les jeunes en lutte, et le traitement des lycées populaires rappelle le pire des politiques coloniales (lycées « libérés » par des maîtres-chiens à Strasbourg par exemple). Ce n’est pas sans rappeler les massacres des algériens à Paris le 17 octobre 1961 par la police de Papon, où le pouvoir a déployé sa force répressive contre les femmes, enfants, hommes, jeunes sortis manifester contre l’ordre colonial.
Parallèlement à cette lutte de le jeunesse, les grèves des électriciens et gaziers le 15 septembre, des agents des trois versants de la Fonction publique le 29 septembre comme celle des travailleurs de Total et de la petite enfance le 8 octobre, montrent que la résignation n’a pas gagné les travailleuses et les travailleurs et qu’ils sont prêts à entrer dans la lutte.
Les appels au « retour » des gilets jaunes ce 17 octobre s’inscrivent aussi dans le cadre de cette multiplication des colères et suscitent parmi la population un espoir de convergence des luttes, d’autant plus à l’approche de la journée de grève du 5 novembre.
L’ensemble de ces mouvements parvient à percevoir que l’argent serait mieux employé pour les travailleurs en France, leurs services publics et leur jeunesse plutôt qu’à servir à la guerre, au profit de quelques-uns.
Les médias nous bassinent en effet avec la dette sans jamais parler de l’augmentation historique et démentielle du budget de la guerre : c’est là qu’il y a l’argent pour la santé, l’éducation, les services publics ! C’est aussi dans les profits des grands groupes comme TOTAL qu’il faut prendre l’argent pour les emplois et les salaires !
Sans rapport de force, il n’y aura aucune conquête sociale ni négociation fructueuse.
Il nous faut lutter et il faut une impulsion nationale pour un « tous ensemble » de blocage de l’économie : grèves, occupations, blocages, manifestation, désobéissance civile… tous les moyens sont légitimes et se complètent.
Tout le monde peut participer à la lutte, tout le monde est nécessaire.
La violence de la répression est un indicateur de la crainte de la bourgeoisie française de devoir perdre un euro au profit des travailleurs et qui travaille à faire accepter la guerre et sa nécessaire politique d’austérité par une politique de fascisation galopante.
Les plus grandes entreprises (celles cotées en Bourse, dites du « CAC 40 ») ont atteint un record historique en 2025 avec 107 milliards d’euros versés aux actionnaires, franchissant pour la première fois la barre des 100 milliards d’euros. Une minorité s’enrichit ainsi considérablement, tandis que la masse s’appauvrit. Il faut que ça cesse !
La première tâche est de travailler à faire se rejoindre les colères de la jeunesse, des travailleurs, des quartiers populaires et des « gilets jaunes » !
L’URC appelle à rejoindre les rassemblements du 17 octobre pour réclamer :
- L’augmentation des budgets de l’éducation et de la santé
- L’augmentation générale des salaires
- Le développement de l’emploi industriel et des services publics
- La nationalisation de TOTAL, des grands groupes et la redistribution des dividendes
- L’arrêt de la répression et des lois liberticides


