Répression brutale contre les anti-impérialistes, solidarité avec les camarades emprisonnés !
Alors que l’OTAN tient son sommet les 7 et 8 juillet à Ankara, la Turquie d’Erdogan a déclenché une vague de répression sans précédent contre les forces anti-impérialistes. Une vingtaine de camarades ont été arrêtés arbitrairement, dont Miloš Karavezić, premier secrétaire de la Ligue de la Jeunesse Communiste de Yougoslavie (SKOJ), des militants et militantes de la Plateforme Mondiale Anti-Impérialiste et des camarades YDG (Nouvelle Jeunesse Démocratique).
Ces arrestations ont eu lieu lors de conférences anti-OTAN privées, dans le cadre d’activités théoriques et de solidarité internationale. Le régime fasciste turc, agissant comme le gendarme régional de l’OTAN, utilise le prétexte fallacieux de la « lutte antiterroriste » pour criminaliser toute opposition progressiste à la veille du sommet.
Nos camarades sont détenus de force au commissariat de Çanakkale, victimes d’accusations fabriquées de toutes pièces. L’URC Alsace dénonce cette répression brutale et exige leur libération immédiate.
Cette vague d’arrestations rappelle que l’OTAN ne se contente pas de mener des guerres à l’extérieur : elle impose aussi la répression et la dictature à l’intérieur de ses États membres pour faire taire toute opposition.
L’Alliance atlantique est le principal chef d’orchestre du réarmement mondial et d’une économie de guerre dont le but est de nous entraîner dans des conflits que nous refusons. Derrière les discours sur la « sécurité », c’est notre argent, nos droits et la vie de notre jeunesse qui sont sacrifiés sur l’autel du complexe militaro-industriel.
L’OTAN : une machine de guerre contre les peuples
Depuis sa création en 1949 par les États-Unis, le Canada et 10 pays d’Europe occidentale, l’OTAN n’a cessé de s’étendre. Comptant aujourd’hui 32 États membres, cette organisation menace l’humanité tout entière.
Son bilan est sans appel : elle a été directement impliquée dans l’invasion, l’occupation, l’oppression, les crimes de guerre, la torture, les meurtres de masse et la propagation de la pauvreté. De l’Afghanistan à la Libye, en passant par les opérations antiguérilla et l’hostilité constante envers les peuples du monde, l’OTAN a organisé des embargos et des sanctions meurtriers contre des pays indépendants, allant jusqu’à construire des prisons d’isolement spéciales pour les révolutionnaires, les progressistes et les anti-impérialistes.
La guerre contre la Russie : prétexte au saccage social
On le voit très clairement avec la guerre contre la Russie. Fin 2024, sous le mandat de Mark Rutte (secrétaire général de l’OTAN), les ministres des affaires étrangères de certains pays de l’UE signent une déclaration affirmant que « les pays de l’UE sont confrontés aux plus grands défis qu’ils n’aient jamais vus, avec les attaques de la Russie contre l’architecture de sécurité de l’Europe ».
Mark Rutte a alors exigé une augmentation considérable des budgets militaires. Traduction immédiate pour les peuples : des coupes budgétaires drastiques sur la sécurité sociale, les retraites et les services publics. Emmanuel Macron, totalement aligné sur cette politique belliciste, a annoncé une augmentation exorbitante de 60 % du budget de l’armée pour la période 2024-2030. Le tout au moment même où le gouvernement présentait un budget d’austérité sans précédent pour les travailleurs.
L’hypocrisie monumentale de l’UE : la « clause de sauvegarde » pour les marchands de la guerre
Autre pilier de ces mesures bellicistes : Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne, a activé la « clause de sauvegarde » du Pacte de stabilité. Cela permet de déroger aux règles des 3 % de déficit public et des 60 % de dette par rapport au PIB, soi-disant pour permettre aux pays européens d’investir dans leurs industries « de défense ».
Quand un État veut augmenter les salaires des enseignants, embaucher des infirmières, baisser l’âge de la retraite ou isoler les bâtiments, l’UE répond : « Impossible, vous allez dépasser les 3 % de déficit, vous devez faire des économies ». C’est le chantage permanent à la rigueur budgétaire. La clause de sauvegarde prétend que face à une crise grave, on peut suspendre ces règles. C’est l’hypocrisie absolue ! Il y a bien de l’argent pour sauver les banques ou financer la guerre. Ce deux poids deux mesures démontre bien ce que l’UE considère comme une priorité : L’escalade guerrière, et la sauvegarde de secteurs économiques parasitaires tels que les banques et l’industrie de l’armement. Les besoins essentiels de la société sont, eux, un coût à réduire quitte à ne pas y répondre du tout.
Comment fonctionne le pillage : profits privés, pertes sociales
L’économie de guerre repose sur un pillage en trois temps de l’argent des travailleurs et travailleuses :
1. Les marchés publics : Dassault ne vend pas d’avions aux particuliers, son seul client c’est l’État. D’où sort l’argent de ces contrats de plusieurs milliards ? De vos impôts, des taxes sur la consommation, des cotisations sociales. Quand l’UE dit « il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux », elle dit en réalité : « nous préférons prendre votre argent pour le donner à Dassault ». Pire, nous payons aussi les ventes ratées : L’Etat s’engage à racheter à Dassault tous ses rafales invendues.
2. La R&D publique, les profits privés : Développer un nouveau missile coûte des milliards. Qui paye ? L’État (via des agences comme la DGA). Une fois que les ingénieurs publics ont inventé l’arme, le brevet et la fabrication sont confiés au privé. L’entreprise revend l’arme à l’État avec une marge énorme, verse des dividendes à ses actionnaires, et si le projet échoue, c’est l’État (le contribuable) qui paye la facture. Le risque est pour le peuple, le profit pour l’entreprise.
3. L’abonnement à la guerre : Sur la durée de vie d’un équipement militaire (30 ou 40 ans), la maintenance et les mises à jour coûtent 3 à 5 fois plus cher que l’achat initial. C’est un chèque en blanc signé pour des décennies par les peuples.
Le matraquage médiatique et le rôle de premier plan de la France
L’isolement médiatique de chacune des guerres actives de l’OTAN favorise une lecture erronée et manichéenne : « Russie agresseur, droit d’Israël à se défendre, junte de l’AES en guerre contre sa population, guerre contre le narcotrafic au Venezuela, démocratie taïwanaise contre communisme chinois… ». On nous vend des caractérisations négatives contre « les dictatures et les terroristes » pour désigner les peuples qui s’opposent à la soi-disant « démocratie » et à « l’universalisme » incarnés par les USA, l’UE, le G7 et Israël (Diagne Fodé Roland, 2025, Faire échec aux guerres de l’OTAN pour maintenir l’hégémonie impérialiste).
Et la France dans tout ça ?
Elle n’est pas un acteur secondaire. La France est le deuxième exportateur d’armes au monde depuis 2023, juste derrière les États-Unis. Selon le rapport 2025 du SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm), les exportations françaises ont progressé de 21 % sur la période 2021–2025, représentant 9,8 % du marché mondial, avec des livraisons d’armes majeures à 63 États (Inde 24%, Égypte 11%, Grèce 10%).
Guerre à l’extérieur, fascisation et austérité à l’intérieur
La France participe activement aux guerres impérialistes, et nous, travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses, retraités et retraitées, en sommes les victimes directes. Le gouvernement, les partis de l’ordre et les médias nous préparent à plus d’armée, plus de misère, plus d’OTAN, plus de guerres et à la destruction de notre protection sociale.
Cela se traduit par une poursuite accélérée des politiques d’austérité et de casse du Code du travail, mais aussi par une fascisation accélérée de la société : montée de l’islamophobie, du racisme d’État, et permis de tuer accordé aux forces de l’ordre dans les quartiers populaires. L’OTAN est un instrument de soumission des peuples du Sud global, mais aussi un instrument de soumission et d’appauvrissement des peuples du Nord impérialiste, afin de remplir les poches des investisseurs de l’industrie pétrolière et du capital financier.
Nous ne serons pas les soldats de l’OTAN
Pendant que les actionnaires s’engraissent, ce sont les enfants de la classe ouvrière et la jeunesse des quartiers populaires qui sont désignés pour aller mourir sur des champs de bataille. Privés d’avenir désirable par les politiques austéritaires, la jeunesse populaire se fait embrigader pour servir de chair à canon dans des guerres qui ne sont pas les siennes.
Nous refusons catégoriquement la militarisation de notre jeunesse, de nos esprits, de nos écoles et de nos territoires. Nous n’irons pas tuer d’autres peuples, d’autres travailleurs, au nom des intérêts géopolitiques et économiques de nos dirigeants. Notre place n’est pas dans les rangs de l’armée impérialiste, mais dans la rue, pour saboter cette machine de guerre de l’intérieur.
La guerre se combat sur deux plans : Sur le plan défensif, nous devons nous mobiliser par tous les moyens contre le complexe militaro-industriel afin de l’empêcher de se renforcer et de nuire. Sur le plan offensif, il est impératif d’opposer à l’avenir mortifère imposé par les atlantistes des perspectives politiques désirables : Il n’y a pas de guerre sans soldats, et ceux- ci sont recrutés dans la jeunesse privée d’avenir par le capitalisme et ses politiques d’austérité.
Il est de notre devoir d’agir contre l’OTAN et ses collaborateurs locaux.
Voulons-nous que nos enfants partent combattre et mourir pour l’impérialisme ?
Notre seul combat doit être celui de la Paix et de la sortie immédiate de l’OTAN !
L’URC Alsace appelle à unir toutes nos forces contre l’ennemi commun des peuples du monde, contre l’impérialisme, contre le fascisme, contre le racisme, contre le colonialisme, contre le sionisme, et toute forme d’exploitation, violence et répression de notre société !
L’URC fait partie du collectif : Qui veut la paix combat la guerre. N’hésitez pas à signer cette pétition contre l’économie de guerre que la France, l’UE et ses collaborateurs veulent nous imposer. Pétition en ligne ici.


