Cuba a toujours soutenu les peuples opprimés !
Soutenons nos frères et sœurs cubains !
Parmi les cibles privilégiées de Trump et ses vassaux, Cuba, pays socialiste et indépendant depuis 1959, n’est pas un pays pétrolier, ni, évidemment, une puissance rivale. Alors pourquoi un tel acharnement ?
Avec le renforcement barbare du blocus que les USA exercent sur cette île des Caraïbes depuis 1961, mettant une pression maximale aujourd’hui sur tout Etat tenté de venir en aide au peuple cubain désormais coupé de tout, c’est clairement une famine que cherchent à provoquer les USA, dans leur fuite en avant génocidaire tous azimuts.
Un peu d’histoire s’impose pour comprendre ce qui se joue en ce moment.
Depuis la victoire de sa révolution en 1959, Cuba, son peuple, son État, n’ont jamais cessé d’agir concrètement pour tous les peuples opprimés, sur tous les continents, malgré les agressions militaires et économiques permanentes de l’occident impérialiste, malgré des ressources parfois difficiles à trouver, en particulier après la disparition en 1991 de son partenaire économique privilégié, l’URSS.
En 1966, c’est à la Havane que se tient la célèbre conférence des peuples en lutte contre le colonialisme : 82 pays, 500 délégués, pour un sommet historique, l’Organisation de solidarité des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, ou Conférence de la Tricontinentale. Dès 1970, Cuba soutient le Chili d’Allende en organisant des convois alimentaires et médicaux et en acheminant du matériel industriel, contournant ainsi les lock-out organisés par les fascistes et la CIA.
Elle sera en première ligne quand il s’agira d’accueillir les exilés politiques chiliens persécutés par Pinochet et les USA. Pendant toute la guerre du Vietnam, Cuba n’a cessé d’envoyer sur place des contingents de techniciens, de médecins, d’ouvriers en charge de reconstruire ce que les génocidaires yankees ne cessaient de bombarder. Fidel Castro fut le premier chef d’Etat à rendre visite au peuple vietnamien libre en 1973. Cette aide a été fournie durant des années aux peuples opprimés du Nicaragua, du Salvador, mais aussi d’Algérie et d’autres pays africains. 1987 marque à Cuito Cuanavale une grande victoire de l’armée cubaine, solidaire du peuple angolais dans sa lutte de libération contre les armées payées par Reagan et les fascistes sud-africains.
Leur soutien inflexible fera plus tard tomber le régime raciste sud-africain, ce pourquoi Nelson Mandela, libéré, viendra remercier officiellement Fidel Castro et son peuple en 1991 pour son rôle majeur dans la fin de l’apartheid.
Cuba saura soutenir et reconnaître la première, avec les honneurs, des dirigeants comme Yasser Arafat, représentant à l’époque du peuple palestinien en lutte, et bien d’autres. L’accueil d’une réfugiée politique américaine Black Panthers Assata Shakur en 1984 couronnera une campagne assidue de solidarité concrète avec les militants des droits civiques au cœur du régime ségrégationniste américain.
Cuba, c’est aussi le peuple pionnier dans l’aide humanitaire et internationaliste: Des milliers d’enseignants envoyés au Nicaragua sandiniste par exemple pour la fameuse “croisade contre l’analphabétisme” en 1980; des milliers de médecins envoyés sur tous les continents à partir de 2005; une aide concrète et massive aux habitants de Louisiane abandonnés par Washington après l’ouragan Katrina en 2005.
Cuba, c’est enfin le phare d’une alliance latino-américaine anti-impérialiste avec dans son sillage révolutionnaire au début des années 2000 le Vénézuéla bolivarien, la Bolivie, l’Equateur, etc.
C’est contre l’ensemble de cette histoire de solidarité en actes et de résistance aux agressions US permanentes, que Trump veut aujourd’hui venger le capitalisme de façon inhumaine. Ils ont tout essayé, de l’envoi de troupes militaires dans la Baie des Cochons à l’accueil alléchant, en grandes pompes, de tout “réfugié cubain” en Floride. Du blocus aux agressions terroristes. La famine désormais provoquée par Trump à Cuba est la punition suprême, le prix à payer pour avoir osé porter la RÉVOLUTION au seuil de son territoire.


